L’intimidation au-delà des frontières : la répression transnationale s’enracine au Canada
Face à l’ingérence étrangère croissante, la répression transnationale est devenue l’une des menaces les plus urgentes et les moins prises en compte pour la démocratie et la sécurité publique au Canada. Le Centre montréalais pour la sécurité globale (MIGS) est heureux d’annoncer la publication de son nouveau rapport, « La répression transnationale au Canada : une menace pour la démocratie et la sécurité publique », qui offre l’une des analyses les plus complètes à ce jour sur la façon dont les communautés de la diaspora sont ciblées sur le sol canadien. Le document est disponible en anglais seulement pour le moment.
Rédigé par Phil Gurski, chercheur au MIGS, et Marie Lamensch, directrice des affaires mondiales au MIGS, le rapport conclut que la répression transnationale constitue une menace systémique et grandissante pour la sécurité nationale, touchant des milliers de personnes à travers le pays – en particulier les communautés de la diaspora politiquement engagées et vulnérables qui défendent la démocratie et les droits de la personne dans leurs pays d’origine.
S’appuyant sur des sources ouvertes, des études de cas documentées et des témoignages directs, l’étude démontre comment des gouvernements étrangers étendent la répression au-delà de leurs frontières pour faire taire les voix critiques, intimider les militants, exercer des pressions sur les membres de familles à l’étranger et porter atteinte à la liberté d’expression des citoyens canadiens sur le sol canadien. Ces pratiques mettent non seulement en danger les individus, mais érodent également la confiance du public et fragilisent les institutions démocratiques.
Le rapport exhorte le Canada à maintenir son leadership après sa présidence du G7 en renforçant la protection des communautés ciblées, en augmentant les ressources policières et de renseignement et en approfondissant sa coopération avec la société civile et les organisations de la diaspora.
Le MIGS souligne la publication du rapport par une conférence de presse à Ottawa aujourd’hui, en présence de son directeur général, Kyle Matthews, des auteurs.rices du rapport et de Mehmet Tohti, directeur général du Projet de défense des droits des Ouïghours.
Lisez le rapport en anglais ici.